Poésie de Boulevard

Publié le 23 janvier 2022 à 10:37

Ma prochaine édition brochée de plus de 180 pages sera une compilation de nombreuses « poésies de boulevard » : Parce qu’elles sont avant tout contemporaines dans de nombreux versets qui se veulent compréhensibles à tous les publics malgré quelques allusions, métaphores et blancs faciles à deviner.

Ce futur recueil, basé sur ce genre poétique qu'est la « poésie de boulevard », montrera en libre versification la dualité de toutes choses en ce monde dans son aspect physique, psychologique et spirituel et donnera du grain à moudre dans l’univers métaphysique propre à chacun.

Les poèmes de boulevard ne sont pas spécialement romantiques, ni lyriques, ni épiques, ni politiques mais intellectuellement engagées au niveau sociétal, sachant que sociétalement parlant, chaque individu, même le plus silencieux, y contribue par défaut. Elles visent à mettre en relief les faiblesses, les comportements et les qualités de la vie humaine, sous toutes ses formes, à la manière de ce que faisait, dans les années 50, les chansonniers.

Mais peut-on parler ici d'une écriture chansonnière ? Il y en a eu une à l'époque où les chansonniers écrivaient en vers. Il y avait de très belles plumes, comme Jacques Grello, Robert Rocca, Maurice Horgues, Anne-Marie Carrière … L’écriture était tendancieuse, révélatrice et son terreau était celui de la politique et de ses dirigeants lorsqu’elle s’est installée verbalement en stand-up sur la scène des théâtres et des cabarets.

Mes poésies de boulevard se réfèrent plutôt aux théâtres de boulevard où chaque titre est celui d’une affiche traitant d’une façon la plus vaste possible, un exposé sous forme de comédie ou mélodrame, sans jamais porter atteinte précisément à qui que ce soit sur le plan personnel. Cette poésie s’immisce dans des sujets plus généraux qui – en cette période du 21ème siècle - encombrent l’esprit aussi bien à titre individuel que collectif. Elle n’est ni juge ni partie laissant libre court aux pensées du lecteur. Les travers de notre société, résultat du hit-parade des travers de l’humain, sont une source inépuisable de propos souvent repris par la poésie urbaine orale.

Le titre de ce prochain recueil à paraître intitulé « Autant en Emporte le Temps* » regroupera entre 18 et 21 poèmes de boulevard.  Cet intitulé est dans mon imagination le nom d'une voie urbaine réunissant pour chaque affiche (titre du poème) le nom du théâtre où se joue en rimes le contenu versifié, qui porte le même nom. Le nombre d’affiches peut être augmenté à souhait selon l’inspiration de l’auteur en relation avec le nom du boulevard. La notion de boulevard invoque une grande longueur et une densité de circulation que j’apparente à la longueur de mes textes dont certains atteignent les 300 lignes et d’autres 1400 mots pour 260 lignes.

Ainsi le promeneur (lecteur) qui entre dans l’un des théâtres (titre du poème) trouvera une ou plusieurs réponses aux questions qu’il ne se posait pas, et à défaut qu'une pièce lui déplaise, peut la quitter en cours de lecture et en entamer une autre :

Quelques exemples en provenance de la table des matières :       

                                      La vertu et ses vices

                                      Les interférences dans le couple

                                      Les péripéties du bonheur

                                      Solitaire et solitude

                                      Le verbe aimer

                                      Problèmes et solutions

                                      Etc.

 

Le titre du recueil n’est pas une ode au temps qui passe, un hymne à la nostalgie, un constat que c’était mieux avant ! Non le temps emporte tout, mais ceux qui le mémorisent ou l’étudient, savent le faire ressurgir d’une autre manière, avec un autre éclairage. Ceux qui connaissent les grands classiques ressentiront une sorte de déjà entendu venant d’une époque révolue, ressurgissant autrement avec les écrivains contemporains auxquels je m’associe. Certains épiphénomènes se dissipent avec le temps, puis reviennent sous une autre forme ne réveillant la mémoire qu’à ceux que l’on appelle volontiers les réactionnaires et plus savamment à dessein « les complotistes » lorsqu’ils s’attaquent à la grande hiérarchie qui mène notre monde. Ces complotistes n’ont pas hésité à se décréter « Lanceurs d’alertes » pour se classifier autrement dans l’esprit de leurs adeptes. Ainsi les mots changent pour décrire les mêmes choses avec des connotations différentes, tandis que seules, les sciences et leurs technologies progressent réellement sans le moindre retour en arrière.  Il y va ainsi du nombre de « G » que subissent avec succès les pilotes de « Top Gun » et de celles et ceux qui veulent un « G » de plus pour leur téléphone mobile.

Avec la poésie de boulevard, je cherche à montrer au lecteur comment devenir un observateur clairvoyant de tout ce qui se passe en soi et autour de soi en gagnant à développer quelques points de vue essentiels, aider à savoir où aller sans se fourvoyer, percevoir son quotidien autrement que par le « boulot, métro, dodo » et tant qu’à faire, lever la tête et voir l’univers. Notre société est le fruit des pensées de tous les vivants qui la composent, comme le sont les cellules du corps de chacun. Aux cellules rendues joyeuses par les pensées positives, de bonheur bonifient le corps qui les abrite.

 

Ci-après quelques citations qui m’inspirent dans mon propos pour ce que je consens de nommer : « Poésie de Boulevard »

 

“Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.”  Raymond Queneau (1903-1972)

 

“La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.”

Giuseppe Conte (Né en 1945, poète et écrivain italien)

 

“Le théâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.”

Federico Garcia Lorca (Poète espagnol 1898-1936)

 

(*) Titre provisoire


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